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 Rencontre d’Autochtones canadiens avec le pape François au Vatican


La présidente du Ralliement national des Métis dit qu’elle a l’impression que le pape François s’est engagé dans un cheminement vers la justice après une rencontre avec le chef de l’Église catholique romaine au Vatican.

«Il a répété “vérité, justice et guérison” et je considère cela comme un engagement personnel», a déclaré Cassidy Caron devant la place Saint-Pierre, lundi matin.

Mme Caron a souligné que le pape n’avait pas présenté d’excuses pour le rôle de l’Église dans les pensionnats pour Autochtones. Mais, a-t-elle ajouté, (les Autochtones) ont toujours demandé que les excuses soient faites en sol canadien.

Les huit délégués métis ont passé une heure avec le pontife, lors de laquelle trois survivants ont partagé leurs histoires au sujet des pensionnats.

Angie Crerar, 85 ans, a raconté que lorsqu’elle était au pensionnat, elle savait que ce qui se passait n’allait pas. Elle voulait le dire à la personne responsable ― celle tout au sommet. Maintenant, près de 80 ans plus tard, elle l’a finalement fait.

«Ils ne nous ont pas brisés. Nous sommes toujours ici et nous avons l’intention de vivre ici pour toujours», a déclaré Mme Crerar, originaire de Grande Prairie, en Alberta.

Elle a dit que c’était vraiment incroyable de parler avec le pape de ses expériences. Elle a dit qu’il semblait gentil et réceptif.

Le groupe a également remis au pape une paire de mocassins rouges perlés en signe de la volonté du peuple métis de pardonner s’il y a une action significative. La couleur représente les chaussures papales rouges traditionnelles, a expliqué le groupe, et le fait que le pape François marche avec l’héritage de ceux qui l’ont précédé, y compris les parties terribles.

Pixie Wells, de Fraser Valley, en Colombie-Britannique, a déclaré qu’elle était fière d’être une personne bispirituelle dans la salle avec le pape. Elle a dit que l’homophobie est directement liée à la colonisation et aux pensionnats.

«Nous ramenons cette composante culturelle d’être une personne bispirituelle», a déclaré Mme Wells. «Nous étions des leaders, des guérisseurs dans nos communautés (…), c’était mon pouvoir dans cette pièce pour chaque autre personne bispirituelle.»

Le groupe inuit devait ensuite parler avec le pape François.

Natan Obed, le président de l’organisation nationale représentant les Inuits, a déclaré qu’il espérait que ce serait une occasion d’obtenir justice et de tenir responsables les membres de l’Église qui ont fait du mal aux enfants autochtones.

Les délégués des Premières Nations rencontreront le pontife jeudi.

Les trois groupes de délégués se réuniront ensuite avec le pape vendredi. Tous ont exprimé l’attente qu’il s’engage à présenter des excuses pour le rôle de l’Église catholique romaine dans les pensionnats lors d’un voyage au Canada.

On estime que 150 000 enfants autochtones ont été contraints de fréquenter des pensionnats, dont plus de 60 % étaient gérés par l’Église catholique.

Au total, 32 aînés, dirigeants, survivants et jeunes autochtones participent aux réunions du Vatican. La Conférence des évêques catholiques du Canada, qui organise et paie les frais de la délégation, y envoie également une poignée de membres.

Le révérend Raymond Poisson, président du groupe, a déclaré qu’il s’attendait à ce que les réunions permettent au pape François d’aborder le traumatisme et l’héritage de souffrance auxquels sont confrontés les peuples autochtones à ce jour.

«Ainsi que le rôle de l’Église catholique dans le système des pensionnats, qui a contribué à la suppression des langues, de la culture et de la spiritualité autochtones», a-t-il déclaré.

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