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Québec octroie 117 millions à Montréal pour son plan climat


Québec accorde une somme de 117 millions de dollars à la Ville de Montréal afin de l’épauler dans sa lutte contre les changements climatiques. Cette contribution vise l’électrification des transports et la décarbonisation d’édifices municipaux.

L’aide financière de Québec, qui était inscrite au budget déposé par le gouvernement de la CAQ la semaine dernière, permettra notamment à la Ville d’implanter 800 bornes de recharge pour véhicules électriques d’ici 2025. Celles-ci s’ajouteront aux 1000 bornes déjà existantes dans la métropole.

Le financement gouvernemental aidera aussi la Ville à éliminer le recours au mazout, au propane et au gaz naturel dans une quinzaine d’édifices municipaux, parmi lesquels le marché Atwater, le Jardin botanique et le Centre opérationnel Nord du Service de police de la Ville de Montréal. Cette mesure aura pour effet de réduire les émissions de CO2 de 10 000 tonnes par année, ce qui correspond au retrait de 3000 voitures des routes, a expliqué la mairesse Valérie Plante, lors d’une conférence de presse, lundi, en compagnie de Benoit Charette, ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, et de Chantal Rouleau, ministre responsable de la Métropole.

Montréal compte aussi procéder à des aménagements pour contrer les inondations et les îlots de chaleur avec la plantation d’arbres. Elle effectuera des travaux pour améliorer la gestion des eaux de pluie. À titre d’exemple, la Ville aménagera 23 bassins de rétention d’eau et 15 bassins de rétention végétalisés le long d’un tronçon de l’avenue Papineau, dans Ahuntsic. « Non seulement c’est bon, mais ça va être intéressant et ça va être beau », a résumé Valérie Plante.

Rappelons qu’en décembre 2020, l’administration de Valérie Plante avait dévoilé les détails de son plan climat qui visait une réduction de 55 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2030 (par rapport à 1990) et prévoyait la plantation, à terme, de 500 000 arbres.

« Ces trois chantiers sont incontournables si on veut atteindre nos cibles », a indiqué la mairesse Plante. Le transport représente 40 % des émissions de GES, mais les bâtiments arrivent au second rang dans ce domaine, a-t-elle rappelé.

Quant aux bornes de recharge électriques, la Ville s’attend à atteindre son objectif de 2000 bornes en 2024, soit un an plus tôt que prévu.

Le plan climat de la Ville de Montréal présenté en 2020 comportait également la création d’une zone « zéro émission » au centre-ville d’ici 2030, mais les détails de ce projet ne sont pas encore connus. « On va commencer par une zone à faibles émissions pour se rendre à zéro émission. On va y aller de façon graduelle. […] Il existe à travers la planète différentes zones dans différentes villes, et elles ont toutes des modèles différents », a fait valoir Mme Plante, qui a évoqué l’élaboration d’un « modèle montréalais ».

Du côté de la Ville de Québec

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