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Les critères d’embauche pour un poste sont dénoncés à l’Université Laval


Le gouvernement du Québec et les partis d’opposition jugent tous exagérées les mesures de discrimination positive imposées à l’Université Laval pour un poste à la Chaire du Canada en biologie.

Aux yeux du gouvernement, l’université a franchi une « limite où il ne faut pas aller ». « Je n’aime pas le message que ça passe », a déclaré le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière.

Pour se conformer aux règles du programme de Chaires de recherche du Canada, l’Université Laval a lancé un appel de candidatures réservé aux femmes, aux Autochtones, aux personnes en situation de handicap et aux minorités visibles, rapportait Le Journal de Québec mercredi.

« On ne veut pas discriminer d’un côté, il ne faut pas discriminer de l’autre côté non plus », a réagi la ministre Nadine Girault, qui a siégé sur le Groupe d’action contre le racisme créé en 2020 par le gouvernement. « Notre porte devrait être ouverte à tous les bons candidats. »

Contre « l’exclusion »

« Ça m’interpelle au plus haut point, a déclaré la cheffe libérale, Dominique Anglade. Mais d’exclure d’office des gens pour des candidatures, je ne pense pas que ce soit la bonne approche. » « Ça va trop loin », a-t-elle ajouté.

Aux yeux du Parti québécois, c’est « complètement inacceptable ». « C’est très inquiétant et ça découle d’une idéologie qui nous vient du financement fédéral », a commenté Paul Saint-Pierre Plamondon. « Ce n’est pas le modèle québécois que nous, on veut. »

Québec Solidaire aussi s’est montré critique mercredi matin. « Selon nous, une approche plus progressive est préférable », a réagi le co-porte-parole Gabriel Nadeau-Dubois. « Nous, ce qu’on proposait, c’est une embauche sur quatre jusqu’à l’atteinte de l’objectif de représentation dans l’organisme en question. »

 

62 % des professeurs sont des hommes

À l’Université Laval, les femmes comptent pour 38 % du corps professoral, les minorités visibles pour 6 %, les personnes handicapées pour 1 % et encore moins pour les autochtones, selon un sondage publié par l’Université dans son Plan d’action pour améliorer la diversité. Les données montrent en outre que parmi les enseignants, les hommes sont surreprésentés dans les échelons supérieurs à titre de titulaires, par exemple.

Au sein des Chaires du Canada, qui sont au nombre de 72 sur le campus, les femmes comptent pour 34,7 % des professeurs et les minorités visibles pour 6,2 %. Quant aux données sur les personnes handicapées et autochtones, elles sont exclues des statistiques parce que trop petites.

Avec la collaboration d’Alexandre Robillard et Marie-Michèle Sioui

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