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Les cours de français dans les cégeps anglophones demeureraient sous un gouvernement libéral


Le Parti libéral du Québec (PLQ) démantèlerait la « loi 96 » sur la langue française s’il était élu au gouvernement, mais conserverait l’obligation des cours de français ou en français pour les étudiants qui fréquentent les cégeps anglophones.

C’est ce qu’a indiqué samedi la cheffe libérale, Dominique Anglade, à l’entrée du conseil général de son parti, à Montréal. « Ils resteraient [les cours]. Ceci étant, on va travailler avec l’ensemble de la communauté pour s’assurer que tout le monde sent qu’il a sa place », a-t-elle dit.

Selon la Loi sur la langue officielle et commune du Québec, les « ayant-droits » qui fréquentent un cégep anglophone ont l’obligation de suivre cinq cours de français durant leur parcours collégial. Ceux qui le veulent peuvent substituer trois cours dispensés « en » français à leurs cours de français langue seconde.

Les étudiants francophones et allophones qui vont au cégep en anglais n’ont pas le choix d’ajouter à leur cursus trois cours « en » français.

L’article de loi est à l’origine une proposition du PLQ. Le premier amendement, déposé par l’élue libérale Hélène David, était encore plus restrictif : il n’offrait pas aux étudiants anglophones le choix du parcours à emprunter. Confrontée à de fortes réactions dans la communauté — qui occupe une part importante de sa base électorale —, l’opposition officielle a exhorté le gouvernement à reculer en retirant son amendement. C’est une proposition mitoyenne qui se retrouve dans la loi aujourd’hui.

Le PLQ ouvre la porte

Samedi, le député Carlos Leitão a convenu que cet épisode parlementaire n’était « pas le meilleur moment » vécu par son parti dans la dernière année. Le député de Jacques-Cartier, Gregory Kelley, a assuré qu’il y aurait de la place au PLQ pour la discussion. « On est capable d’arriver avec une politique qui marche pour tout le monde. Il y a des étudiants qui sont inquiets pour leurs notes. Est-ce qu’il y a une façon d’adapter ça ? », s’est-il demandé lors d’une mêlée de presse. Retirer les cours de français du calcul de la cote R est une « option » à envisager, a-t-il évoqué.

Dominique Anglade s’engage d’ores et déjà à rouvrir la loi 96 si elle est portée au pouvoir en octobre. Elle souhaite en retirer les dispositions de dérogation aux Chartes et éliminer le délai de six mois imposé aux immigrants pour communiquer en français avec l’État.

Adoptée à la fin du mois de mai, la loi caquiste réforme la Charte de la langue française en plafonnant la croissance des cégeps du réseau anglophone, en appliquant la « loi 101 » aux entreprises de juridiction fédérale et en revoyant le processus de francisation des immigrants, notamment.

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