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En France, la fin de l’été marque une possible huitième vague de la COVID-19


À la sortie de l’été, la recrudescence des cas de COVID-19 en France laisse présager une possible huitième vague de l’épidémie, dont l’ampleur reste difficile à prévoir.

« La circulation du SRAS-CoV-2 est repartie à la hausse après plusieurs semaines d’amélioration de la situation épidémique », observe ainsi l’Agence nationale de santé publique française, Santé publique France, dans son point hebdomadaire.

Jeudi, 33 263 nouveaux cas attribués à la COVID-19 étaient comptabilisés contre 19 866 une semaine plus tôt, soit un bond de plus de 67 %.

« Depuis deux jours, le taux de reproduction [le fameux R] du virus est supérieur à 1, ce qui est le signal robuste d’une reprise épidémique », a affirmé l’épidémiologiste Mircea Sofonea à l’AFP.

Un autre indicateur : le nombre de tests a augmenté de 9 % la semaine du 5 au 11 septembre, a indiqué le service statistique des ministères sanitaires et sociaux. Ils ont notamment fortement augmenté chez les moins de 16 ans (+56 %).

« Le nombre de tests PCR n’est pas très élevé actuellement et ne permet pas de faire des analyses très fiables, mais la tendance semble confirmer à tout le moins un arrêt de la décrue épidémique et possiblement un rebond, prémisse d’une possible nouvelle vague pandémique », a analysé pour l’AFP l’épidémiologiste Antoine Flahault.

Ce n’est pas une situation inédite. À la même époque de 2021, à la faveur de la rentrée scolaire, le variant Delta, qui avait aussi causé une vague estivale, est revenu déclencher une vague automno-hivernale.

« Il semble bien que l’actuel sous-variant dominant d’Omicron, BA.5, qui a frappé l’Europe cet été, se propage à nouveau depuis la rentrée et progresse dans toutes les régions de France métropolitaine [sauf encore la Corse], et dans presque tous les pays d’Europe occidentale », a avancé Antoine Flahault.

Si une huitième vague devait se produire, il semble encore difficile de prévoir son ampleur. En effet, on ne sait pas précisément à quel point la population est actuellement immunisée.

« On va rester dans un certain brouillard pendant au moins les deux prochaines semaines », prédit Mircea Sofonea.

Malgré les préconisations des autorités sanitaires, seuls environ 30 % des plus de 60 ans ont reçu une deuxième dose de rappel.

Mercredi, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a envoyé un message d’espoir, jugeant la fin de la pandémie « à portée de main », mais invitant à ne pas relâcher les efforts pour y parvenir.

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